CONSEIL EN EDUCATION ET EN INSERTION A LA REUNION

Ce site a été financé à l’aide du FEDER (REACT-UE) dans le cadre de la réponse de l’Union européenne à la pandémie COVID-19. L’Europe s’engage à La Réunion.

L’usage des réseaux sociaux est devenu indissociable du quotidien des adolescents. Mais derrière les likes et les vidéos virales, les défis sont nombreux : cyberharcèlement, pression sociale ou collecte de données. Comment protéger nos jeunes tout en les aidant à grandir dans ce monde connecté ?

1. Comprendre les risques pour mieux agir

Les adolescents sont particulièrement exposés à certains dangers qui peuvent impacter leur bien-être :

  • L’isolement numérique : Paradoxalement, trop de temps en ligne peut couper du monde réel.
  • Le cyberharcèlement : Sans le cadre protecteur de l’école, les tensions peuvent devenir permanentes.
  • La désinformation : Il est parfois difficile de démêler le vrai du faux dans un flux d’infos ininterrompu.
  • L’impact sur la santé : L’usage excessif peut nuire au sommeil, à la motivation et à l’estime de soi.

2. Cinq clés pour un accompagnement réussi

Pour les parents et éducateurs, l’objectif n’est pas de diaboliser, mais d’encadrer :

  1. Le dialogue avant tout : Échangez sur leurs ressentis et ce qu’ils voient en ligne.
  2. Un cadre clair : Définissez ensemble des horaires et des lieux sans écrans (comme la chambre la nuit).
  3. L’esprit critique : Apprenez-leur à questionner la source d’une information.
  4. Le numérique positif : Encouragez la création (montage, dessin, code) plutôt que la consommation passive.
  5. Le relais pro : N’hésitez pas à solliciter des psychologues ou des médiateurs numériques en cas de besoin.

3. Le virage de la « Majorité Numérique »

La France renforce son arsenal juridique pour protéger les mineurs.

C’est quoi ? La majorité numérique est l’âge à partir duquel un mineur peut s’inscrire seul sur les réseaux sociaux. Actuellement fixée à 15 ans, elle impose théoriquement l’accord des parents avant cet âge.

Vers une interdiction stricte avant 15 ans ?

En 2026, le débat évolue. Une nouvelle loi prévoit d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, même avec l’accord des parents. L’idée est radicale : protéger les plus jeunes des algorithmes et des contenus violents.

Le défi technique : comment vérifier l’âge ? C’est le point sensible. Plusieurs pistes sont à l’étude :

  • Recours à des tiers de confiance.
  • Systèmes d’estimation d’âge (IA).
  • Contrôles renforcés par les plateformes elles-mêmes.

Et en Europe ?

Si l’Union européenne laisse chaque pays libre de fixer sa majorité numérique (entre 13 et 16 ans), la France se positionne comme l’un des pays les plus protecteurs et stricts du continent.

En conclusion

La majorité numérique n’est pas qu’une question juridique : c’est un enjeu éducatif majeur. Elle invite parents, institutions et plateformes à repenser la place du numérique dans la vie des jeunes, en particulier ceux qui traversent des périodes de fragilité ou de décrochage.

En comprenant mieux les règles, les risques et les protections possibles, chacun peut contribuer à un usage plus sain, plus éclairé et plus sécurisé du numérique.

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